Ironman UK Bolton 2017

 

Sorti assez loin de l’eau, je suis remonté à la première place à la fin du vélo avant de perdre 2 rangs sur le marathon.

 

Résumé  de la course:

Coup de stress le samedi…

Je pars pour un dernier petit tour à vélo.  Il s’agit de contrôler que tout fonctionne bien et faire tourner les jambes avant l’enregistrement… et voilà que je crève ! Heureusement l’équipe de Continental tient un stand sur place et ils peuvent changer mon boyau rapidement.

Me voici à l’abri : quelles sont les chances de crever 2 fois en 1 week-end ? Hahaha… !

Le matin de la course…

Dès le réveil à 2h45, je me sens bien. Pour être plus précis, je me sens bien depuis que je suis arrivé ici. La région est magnifique, les gens accueillants  et je me sens comme à la maison.

Déjeuner, petits échauffements et je vais prendre la navette pour rejoindre le point de départ.

Dans ma bulle. Concentré. La pression monte gentiment…

La natation dans le lac est interdite avant le départ, j’opte donc pour un petit footing, histoire de m’échauffer. Les sensations sont bonnes et je me dis que ça va être une belle journée.

 

6h, départ de la natation en rolling start sous une pluie fine. On s’élance sans style d’un ponton flottant pour 2 boucles avec sortie à l’australienne. Je suis à l’aise, j’exécute les 3,8 km à mon rythme, sans me soucier des autres.

Petit slalom entre les derniers participants qui finissent leur premier tour avant de sortir de l’eau, et je pars enfourcher mon vélo, pas difficile à trouver dans une zone de transition déjà bien vidée.

Et c’est parti pour le parcours vélo…

Arrivé sur place le mardi déjà, j’ai pu reconnaître la boucle à effectuer. C’est un magnifique parcours dans la campagne anglaise, sans un mètre de plat et de vraies belles bosses avec du pourcentage. Il y a aussi des passages techniques sur des petites routes où j’apprécie mon vélo de route plus adapté qu’un vélo de chrono.

Les premiers coups de pédales confirment ce que je pensais. Mes jambes tournent comme les aiguilles d’une horloge et je commence à doubler quelques coureurs, sereinement.

Une ambiance de folie le long de ce magnifique parcours ! J’ai les poils qui se dressent en traversant la foule et un sourire qui fait 3 fois le tour de ma tête. Les anglais doivent me prendre pour un fou.

Au début de la deuxième boucle, je dépasse le vainqueur de ma catégorie de l’année dernière (Finlay McAndrew). Je ne dois pas être si mal que ça 😉

Je maintiens la cadence.

Les nombreux changements de rythme et de positions m’aident à finir le vélo sans ralentir le tempo. Je ne rattrape plus grand monde, mais personne ne me double et ça me conforte dans l’idée que je dois être bien positionné.

A quelques km de la fin, j’aperçois au loin le stade où a lieu la prochaine transition. Cela me booste !

 

L’arrivée dans la deuxième zone de transition confirme ce que je pensais, le parc est presque vide !!

En courant pieds nus sur l’asphalte caillouteux du parking, mes jambes me font souffrir et j’ai peur de m’être enflammé sur le vélo et d’en payer le prix sur le marathon.

Chaussures de course aux pieds, les sensations reviennent et j’attaque cette dernière étape avec confiance.

Je sais que les meilleurs de ma catégorie sont capables de courir ici en moins de 3h et comme je pense être en bonne position, je prends le risque de m’élancer à un bon rythme.

 

Le parcours du marathon est une découverte et je me rends compte qu’il y’a beaucoup de dénivelé.

Après avoir rejoint le centre de Bolton, les 30 derniers km consistent en un aller-retour le long d’une grande avenue, à effectuer 3,5 fois : une longue ligne droite interminable en faux-plat et un passage bien raide vers la ligne d’arrivée.

La foule se masse gentiment au bord du parcours, l’ambiance monte et cette euphorie donne des ailes !

Les changements de rythme, dus au dénivelé, bienvenus en début de course se transforment en calvaire.

Mon rythme baisse un peu et sans surprise, Finlay revient sur moi. Pourtant, je ne m’effondre pas. Je n’ai pas d’indication sur ma position, mais  la conviction de pouvoir réaliser quelque chose.

Le dernier tour s’effectue, comme d’habitude sur Ironman, au courage. La tête rivée sur le sol pour ne pas voir la ligne droite qui paraît interminable, je n’arrive même plus à remercier la foule qui me porte.

 

Après avoir touché le dernier bracelet qui m’ouvre la finish line, je me laisse couler sur le tapis rouge et savoure cet instant si particulier avant de m’effondrer sous le coup de la fatigue et de l’émotion… et je pleure…  J’ai tout donné et je sais que je n’aurai aucun regret.

 

Dans la zone de récupération, je demande à un mec muni d’un portable de m’indiquer mon rang.

Il me dit : « 3 ». Je n’y crois pas.

La fatigue doit m’empêcher de comprendre correctement l’anglais. Il me montre l’écran. Je décolle alors pour un voyage au-dessus des nuages dont je ne suis toujours pas revenu. 🙂

 

Le lendemain, à la remise des prix…

J’apprends qu’il y’a 3 places pour les championnats du monde à Hawaï et que j’ai donc obtenu ma qualification.

Le graal. La consécration. Une joie immense mêlée à une grande fierté.

 

Résultat :

3ème de ma catégorie sur 147 participants.

17ème/2040 au scratch avec 9 pros devant.

 

1h05 en natation

5h12 en vélo (le podium pro roule en 4h52 / 5h02 / 4h57)

3h17 à pied

Pour un total de 9h42

 

Merci à toutes les personnes qui me suivent, me soutiennent et m’encouragent.

 

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